Du banc au saltimbanque
Dès le Moyen Age, on trouve sur les foires des planches posées sur des tréteaux (des bancs) servant d’estrade à des charlatans vendant des drogues et des onguents mais aussi à des acrobates.
Le mot saltimbanque est venu de là, désignant « celui qui saute sur le banc ». Cet artiste solitaire présente parfois des animaux dressés (chiens, singes, chevaux, ours) et dispose souvent d’un chariot léger, embryon de la caravane des futurs cirques.
Du saltimbanque à la piste de cirque
Au XVIIIe siècle, les maîtres d’équitation élaborent des numéros équestres de plus en plus sophistiqués et organisent des spectacles mêlant chevaux et acrobates. Celui que l’on considère comme le père du cirque moderne est un Anglais, Philip Astley.
Il en définit les grandes règles en 1768 : une piste circulaire, comme dans un manège d’équitation (cirque veut d’ailleurs dire cercle), une multiplication des spectacles et des disciplines, le seul critère étant qu’ils soient tous spectaculaires.
Son fils lance en France le premier cirque sous le nom d’Amphithéâtre Anglois en 1783, Franconi crée à Paris le Cirque Olympique peu après la Révolution, Louis Déjean crée en 1841 le cirque des Champs-Élysées, puis en 1852 le cirque Napoléon, second Empire oblige…